Economie et emploi


Le 20ème arrondissement est un territoire très social avec un habitat relativement ancien mais avec des éco-quartiers et de nouveaux quartiers en émergence. Il dispose de  commerces de proximité et d’entreprises artisanales très nombreuses. En revanche on y trouve peu de moyennes entreprises. On assiste toutefois au développement d’entreprises dans le secteur des nouvelles technologies et dans le secteur créatif. Le tissu associatif y est très conséquent, l’économie sociale et solidaire commence à s’y développer et l’on trouve des associations de commerçants engagées dans le développement de leur quartier.

Le chômage présente à Paris une particularité en ce que sa durée est anormalement longue. Il est plus difficile de sortir du chômage lorsqu’on habite Paris intra-muros. En 2000, la durée du chômage était de 14 mois à Paris contre 11,5 en région Ile-de-France et 10 mois dans la France entière. Les arrondissements de l’est sont plus touchés. Cette différence s’explique par le fait que l’adéquation entre les qualifications demandées et les profils des demandeurs d’emploi y est moins bonnes.

 

Nos propositions

Priorité : Agir en faveur du développement économique, pour un arrondissement plus attractif, plus dynamique et qui crée de l’emploi.

Soutenir les entreprises et renforcer l’attractivité économique de l’arrondissement :

  • Favoriser la création de pépinières d’entreprises (lieux offrant des locaux adaptés et proposant des équipements, des services spécifiques, un soutien et un réseau de partenaires à de jeunes entreprises) dans l’arrondissement, en particulier dans les quartiers les plus exposés au chômage. On trouve déjà deux pépinières d’entreprises dans le 20ème arrondissement (Paris Innovation Réunion et Paris Soleillet), un projet de création Porte des Lilas et un hôtel d’entreprises (Paris Innovation Belleville). La première pépinière de la nouvelle mandature pourrait être inaugurée dès la première année dans le quartier Saint-Blaise ;
  • Réfléchir à la mise en œuvre « d’éco-centres » (smart works centers) en s’inspirant de l’expérience d’Amsterdam  (Le numérique au service du développement durable) :
    • un cadre de travail agréable pour les jeunes entreprises, les travailleurs indépendants ou les personnes souhaitant se retrouver dans des conditions intellectuelles stimulantes;
    • une panoplie de services offerts à leurs adhérents : garderie, banque, cafétéria… mais aussi la téléconférence;
    • L’objectif à terme de l’idée: que chaque travailleur puise accéder à l’un de ces centres dans tout le pays, en moins de 15 minutes de vélo.
  • Doubler chaque euro investi dans une PME ou une start-up de l’arrondissement (y compris dans le domaine culturel) ;
  • Ouvrir une « maison des entreprises » comme la maison des associations;
  • S’engager à ne pas augmenter la fiscalité locale pesant sur les entreprises grâce à une diminution des dépenses de fonctionnement de la mairie et à une réduction de l’endettement ;
  • Installer à la mairie du 20ème un « Pôle accueil /information Commerce, Artisanat, Economie, Emploi » pour mieux accompagner au quotidien les acteurs économiques de l’arrondissement, les orienter et coordonner les différentes actions mises en œuvre en matière économique.
  • Lutter contre le départ des entreprises en dehors du 20ème après leur « incubation » : prévoir une part de bureaux à cet effet dans les plans de construction à venir ;
  • Renforcer le positionnement de l’arrondissement sur les domaines des industries créatives, du tourisme, des activités culturelles et de l’économie Sociale et Solidaire, et ce de façon plus tranchée de sorte à marquer la différence que représente le 20ème ;
  • Développer la communication sur les atouts de l’arrondissement dans le domaine de la culture et du tourisme, pour favoriser l’implantation des entreprises ;
  • Utiliser des supports publicitaires avec flash-code dans le métro pour renforcer la communication entre les acteurs économiques de l’arrondissement ;
  • Imaginer un label « fait dans le 20ème » et développer le « made in 20ème » par la constitution d’un réseau d’artisans/entrepreneurs;
  • Mettre à disposition davantage de lieux au profit du petit commerce et des TPE. Réserver, par exemple,  des baux commerciaux en  rez-de-chaussée des immeubles sociaux.

 

Aider nos commerçants et favoriser le développement du commerce de proximité dans le 20ème :

  • Faciliter l’accès aux commerces de proximité en augmentant le nombre de places de stationnement disponibles, accessibles notamment aux personnes handicapées, à proximité des commerces ;
  • Augmenter les espaces de stationnement pour le déchargement des marchandises à proximité des commerces ;
  • Organiser, en lien avec les commerçants, des actions commerciales (« quinzaines commerciales ») plus fréquentes afin de dynamiser le commerce local et d’animer davantage la vie de l’arrondissement ;
  • Proposer des animations spécifiques, en lien avec les commerçants, lors des périodes de fêtes ou de quinzaines commerciales ;
  • Proposer, en lien avec les commerçants volontaires, une signalétique propre à chaque type de commerce à placer sur les devantures (sur le modèle de la Croix lumineuse devant les pharmacies ou les « carottes » des tabacs) ;

Pour mémoire: lutter contre la « vente ambulante à la sauvette » ;

  • Réserver en priorité aux commerçants de proximité et aux artisans les locaux commerciaux situés au pied des ensembles immobiliers du parc social.

 

Mieux accompagner nos artisans et mettre davantage en valeur leur travail :

  • Créer un service chargé des artisans à la mairie (au sein du pôle « Pôle accueil /information Commerce, Artisanat, Economie, Emploi » de la mesure n°39) visant à promouvoir l’artisanat, spécialement adapté à l’accompagnement des artisans dans leurs différentes démarches, en mesure de les orienter et de traiter spécifiquement les problèmes auxquels ils sont confrontés ;
  • Organiser la mise en relation des artisans de l’arrondissement et des élèves des établissements scolaires, en particulier des élèves de 3ème dans le cadre de leur semaine de stage, afin de faire découvrir les métiers de l’artisanat aux plus jeunes et de permettre aux artisans de transmettre leurs savoirs ;
  • Instaurer une « Journée de l’artisanat » dans le 20ème, organisée chaque année, afin de mettre en valeur les artisans de l’arrondissement, de faire découvrir leur travail, de valoriser leurs métiers et de permettre au grand public d’aller à leur rencontre.

 

Contribuer à la lutte contre le chômage, aider à la création d’emploi dans le 20ème et favoriser la formation de nos jeunes :

  • Organiser tous les 6 mois un « Forum de l’emploi » dans le 20ème permettant de mettre en relation les employeurs cherchant à recruter et les personnes de notre arrondissement à la recherche d’un emploi ;
  • Favoriser le développement de l’alternance en versant une aide de la Ville pour le recrutement de chaque apprenti ;
  • Instaurer une « bourse aux stages » afin de mettre en contact les entreprises de l’arrondissement et les jeunes à la recherche de stages (création d’un site internet spécifique) ;
  • Activer plus fortement les dispositifs spécifiques de la « politique de la ville » en matière d’emploi dans les territoires éligibles au sein de l’arrondissement.

 

Accroître l’attractivité et le dynamisme touristique du 20ème :

  • Proposer aux visiteurs du cimetière du père Lachaise une offre touristique élargie les incitant à découvrir davantage le 20ème ;
  • Permettre aux touristes de rester plus longtemps dans le 20ème et de le découvrir davantage en profondeur en développant un tourisme à la recherche d’authenticité, valorisant « l’esprit village » du 20ème. Proposer pour cela des circuits touristiques spécifiques de découverte du « 20ème des quartiers historiques » ;
  • Ouverture dans l’arrondissement d’un « Musée de l’est parisien » retraçant, notamment, l’Histoire de l’est de Paris, de l’époque de la Commune, et mettant en valeur l’identité populaire des quartiers de l’est de Paris.