Environnement et écologie


Le 17 octobre 2013, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS classait la pollution atmosphérique cancérigène, après que de nombreuses études aient établi qu’elle augmentait les risques de maladies respiratoires et cardiaques. Ce jour-là, son directeur précisait : « Nous savons maintenant que la pollution de l’air extérieur n’est pas seulement un risque majeur pour la santé en général, mais aussi l’une des causes environnementales de décès par cancer ». Ajoutant «qu’il existe des moyens efficaces pour réduire la pollution de l’air et qu’étant donné l’ampleur de l’exposition des populations dans le monde entier, ce rapport devrait envoyer un signal fort à la communauté internationale pour agir sans délai » (Marielle de Sarnez, Plan Air, 28 octobre 2013).

Se battre avec détermination en faveur d’un arrondissement plus propre en engageant un véritable « Plan propreté pour le 20ème» construit autour de 8 mesures prioritaires :

  • Se donner les moyens de sanctionner les infractions et incivilités constatées en matière de propreté en augmentant le nombre d’inspecteurs de salubrité dans le 20ème (doublement de leur effectif dans un premier temps, exclusivement par redéploiement de personnels) et en organisant des rondes quotidiennes dans chacune des rues de l’arrondissement ;
  • Lutter avec fermeté contre les « dépôts sauvages », qui se multiplient dans le 20ème, d’une part, en renforçant la prévention (actions de sensibilisation ; information ; installation sur les lieux de dépôts les plus fréquents d’une signalisation mentionnant l’interdiction et rappelant les sanctions encourues…) et, d’autre part, en sanctionnant plus systématiquement les auteurs d’infraction ;
  • Réaliser, dès le lendemain de l’élection, un audit de l’organisation du service de ramassage des ordures ménagères et une enquête de satisfaction auprès de la population avant de revoir éventuellement les modalités, le rythme et les horaires de ramassage ;
  • Augmenter le nombre de poubelles mises à disposition sur la voie publique dans l’arrondissement, notamment dans les quartiers les plus sales, et proposer des poubelles adaptées se fondant mieux dans le paysage ;
  • Lutter contre la prolifération des déjections canines sur la voie publique en installant des distributeurs de sacs dédiés et en verbalisant plus systématiquement les auteurs d’infraction ;
  • Remettre à plat l’organisation du service de nettoyage de l’arrondissement et prévoir au moins un nettoyage par semaine de chacune des rues de l’arrondissement ;
  • Augmenter le nombre de passages des services de nettoyage en période automnale (pour retirer plus fréquemment les feuilles mortes) ou après les épisodes météorologiques particuliers (par exemple les épisodes de vent fort pouvant provoquer la prolifération de dégâts végétaux sur la voie publique) ;
  • Désigner un « référent propreté » dans chacun des Conseils de quartier.

 

Fluidifier les déplacements dans l’arrondissement en améliorant les conditions de circulation, en augmentant le nombre des places de stationnement et en adaptant au mieux l’offre de transports publics :

  • Lutter contre les embouteillages qui nuisent à la fluidité de la circulation dans l’arrondissement (notamment rue Belgrand, avenue Gambetta et aux portes de Paris) en améliorant la synchronisation des feux de circulation et en optimisant en fonction du trafic, de façon automatisée, la durée entre chaque changement de couleur de feux (sur le modèle du système « Scoot » utilisé à Londres permettant, à partir de capteurs qui mesurent l’état du trafic en temps réel, de réguler les feux de circulation) ;  
  • Réviser le plan de circulation dans les petites rues attenantes aux portes de Paris situées dans l’arrondissement afin de mettre fin aux absurdités de signalisation et de certains sens interdits (Porte de Montreuil par exemple) qui contribuent aux embouteillages constatés actuellement ;
  • Mettre en place des panneaux d’affichage aux portes du périphérique et depuis le kilomètre 10 de l’A3 indiquant les temps d’attente et les itinéraires de secours pour se rendre jusqu’aux destinations dans Paris nécessitant de passer par le 20ème ;
  • Mieux informer les automobilistes des difficultés de circulation potentielle en mettant en ligne sur le site de la mairie du 20ème une carte signalant en temps réel les travaux de voirie en cours ainsi que les travaux empiétant sur la voie publique ;
  • Installer des ralentisseurs sur les axes les plus dangereux de l’arrondissement afin de garantir la sécurité des piétons et le respect des limitations de vitesse, et mettre aux normes standards tous les ralentisseurs déjà installés (présence systématique de bandes réfléchissantes pour la conduite de nuit ; niveau modéré d’élévation des ralentisseurs pour ne pas endommager les véhicules…) ;
  • Augmenter le nombre de places de stationnement disponibles dans l’arrondissement (création de nouvelles places ; mutualisation de places de stationnement dans les parkings privés ou d’entreprises ; autorisation de stationner la nuit et le week-end sur certains emplacements normalement interdits : devant les distributeurs de billets par exemple,…) au profit tant des habitants du 20ème que des personnes se rendant dans le 20ème et permettre ainsi de limiter le trafic (une part importante des voitures circulant dans l’arrondissement est en effet à la recherche d’une place de stationnement) ;
  • Doubler le nombre de places de stationnement disponibles aux portes du 20ème avec la création d’un grand parking à tarif réduit porte de Bagnolet pour diminuer le trafic;
  • Augmenter le nombre de places de stationnement réservées aux deux-roues dans l’arrondissement et maintenir la gratuité du stationnement des deux-roues, que la gauche veut rendre payant ;
  • Faire circuler les métros jusqu’à 2h du matin les jours de la semaine et non-stop le week-end ;
  • En lien avec la RATP, optimiser la fréquence de rotation des bus sur les lignes desservant le 20ème, notamment aux heures de pointe ;  
  • Prolonger la « Traverse de Charonne » au-delà de Gambetta afin d’en faire bénéficier également le nord de l’arrondissement.

 

Lutter contre la pollution et favoriser un arrondissement plus vert et plus respectueux de l’environnement :

  • Faire du 20ème un arrondissement exemplaire en matière d’économie d’énergie et innover en développant les énergies renouvelables, en premier lieu dans les bâtiments municipaux ;
  • Éradiquer le diesel de la flotte des véhicules de la Mairie du 20ème  d’ici la fin de la mandature et équiper progressivement la flotte municipale en véhicules électriques ;
  • Prévoir avec la RATP de faire de l’électrique et des énergies peu polluantes le mode de fonctionnement principal des bus desservant l’arrondissement ;
  • Créer les conditions du développement de la voiture électrique dans l’arrondissement en multipliant le nombre de bornes de recharge et en rendant gratuit dans le 20ème le stationnement des voitures électriques de petite taille ;
  • Encourager le développement des « véhicules propres » dans l’arrondissement en délivrant aux propriétaires de ces véhicules une pastille autocollante leur permettant de bénéficier d’une réduction de 50% sur les tarifs de stationnement public ;
  • Développer les pistes cyclables entièrement sécurisées dans l’arrondissement et, en particulier, en installer une le long de la « petite ceinture » ;
  • « verdir l’arrondissement » en végétalisant davantage les zones de l’arrondissement qui peuvent encore l’être (« petite ceinture » ; rue de Ménilmontant ; plantation d’arbres sur les places…), en diversifiant les essences plantées et en fleurissant lorsque cela est possible les pieds d’arbre ;  
  • Développer des projets de végétalisation de murs de l’arrondissement en commençant par certains bâtiments municipaux et, en lien avec les bailleurs sociaux, certains logements sociaux ;
  • Favoriser l’installation de jardins terrasses sur les toits, notamment de bâtiments municipaux et de certains logements sociaux ;
  • Développer des « jardins éphémères » sur les terrains rendus disponibles par des projets immobiliers ;  
  • Inciter les commerçants et les débits de boissons à décorer les terrasses à l’aide de plantes vertes et de petits arbustes.

 

Le plan « air » de Marielle de Sarnez pour Paris

 

Près d’un parisien sur deux est exposé à des niveaux de pollutions de l’air dépassant les normes européennes, à la fois pour les particules fines (diesel) et des dioxydes d’azote. En 2012, Paris a connu 189 jours de dépassements.

Les principaux polluants de l’air sont le NOx, les particules fines, l’ozone et le CO2.

Les principales sources de NOx et de particules sont pour les deux-tiers le fait du trafic routier. Pour le CO2, ce trafic représente le tiers des émissions (à lui seul le périphérique émet 12 % du total des émissions de Co2 de la capitale !), le reste étant principalement dû au chauffage et à la production d’eau chaude des bâtiments.

Toutefois, il faut souligner que la qualité de l’air s’améliore de près de 35 % à Paris depuis 10 ans.